Auteur du livre – « Qui déprime à la place de Qui ? » – Autobiographie d’un quotidien pervers narcissique  (Editions Héliospsy)

Mon objectif est d’apporter à mes clients des éclairages simples et accessibles, pour mieux appréhender le travail en psychothérapie intégrative. C’est ainsi, que j’aborde nos 4 grandes angoisses existentielles (angoisse de morcellement, angoisse d’abandon, angoisse de mort, angoisse de castration), en les simplifiant dans leur définition Voir/ Structures de nos Personnalités. Je les explique comme fondatrices de la construction de notre personnalité,  de la naissance à 5 ans. Cela permet de « démystifier » la clinique psychopathologique,  de donner du sens en utilisant un langage commun, sur lequel nous pouvons nous étayer en l’adaptant à notre propre histoire, et comprendre aujourd’hui comment elles œuvrent  dans notre inconscient.

1L’ANGOISSE – définition

En  psychopathologie l’angoisse désigne un état de mal-être qui se manifeste par une sensation interne d’oppression et de resserrement ressentie au niveau du corps. Elle peut survenir de manière ponctuelle et disparaître rapidement.

L’angoisse n’est pas un signe psychopathologique en lui-même mais le miroir d’un ensemble de phénomènes affectifs. L’angoisse peut être considérée comme un phénomène normal, lié à la condition humaine, stimulant les activités mentales.

La clinique psychopathologique nous permet de définir 4 grandes angoisses existentielles :

–          L’angoisse de morcellement

–          L’angoisse d’abandon

–          L’angoisse de mort

–          L’angoisse de castration (angoisse d’amour)

L’angoisse peut devenir pathologique lorsqu’elle est vécue par le sujet comme une souffrance, qui déborde ses capacités de maitrise, retentit sur sa vie psychique et son comportement, et l’amène à demander des soins.

Une crise d’angoisse se caractérise par une période bien délimitée de craintes et de malaises intenses, avec au minimum quatre des symptômes suivants, survenant en moins de dix minutes – (Wikipédia) :

  1. palpitations, battements de cœur
  2. transpiration
  3. tremblements
  4. impression d’étouffement
  5. sensation d’étranglement
  6. douleur, gêne thoracique
  7. nausée ou gêne abdominale
  8. sensation de vertige ou d’évanouissement
  9. déréalisation (sentiment d’irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi)
  10. peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou
  11. peur de mourir
  12. sensations d’engourdissement
  13. frissons ou bouffées de chaleur
  14. fatigue
  15. pleurs

2 – ANGOISSES et STRUCTURES de PERSONNALITE

La nature des angoisses existentielles (de morcellement, d’abandon, de mort, de castration) sous-tendent la construction des structures de personnalité : psychotique, borderline, névrotique.

Une structure de personnalité.1 est le résultat des aménagements des instincts, pulsions, besoins, satisfactions, frustrations, que la personne élabore depuis sa naissance, en confrontation avec le milieu, et les cadres de référence (conscients et inconscients) qu’elle se construit au fur et à mesure de ses expériences dans la vie.

Une structure de personnalité est le mode d’organisation des éléments de base d’une personnalité, sur le plan profond et fondamental. Les symptômes ou la symptomatologie seraient simplement les manifestations de la structure.

En effet, derrière une symptomatologie qui parait souvent superficielle, il convient de rechercher les éléments constants sur lesquels repose le fonctionnement mental de telle personne, ou de tel groupe identique dans leurs mécanismes psychiques fondamentaux.

Le but est la recherche des éléments de base des structures de personnalité par exemple :

la nature de l’angoisse, le mode relationnel, la nature des conflits, – les défenses et les adaptations.

La personnalité s’organise de façon plus ou moins stable, autour de mécanismes de défense, et/ou d’adaptation à son environnement personnel, familial, professionnel, social. Tout cela est mis en évidence dans les manifestations sociales.

En d’autres termes, la structure de personnalité gère la façon dont la personne se confronte tout simplement à la vie.

3 – CLASSIFICATION des STRUCTURES de PERSONNALITE

En fonction de l’adaptation que la personne fait de sa structure de personnalité face à l’expérience de la réalité de la vie, nous pouvons placer cette structure sur une ligne, dont une extrémité serait l’autonomie (la normalité), et l’autre serait le pôle pathologique.

pathologie———————————————————« normalité » – autonomie

                                                                                                                                             adaptation à la réalité

1 – LES STRUCTURES PSYCHOTIQUES – (ANGOISSE DE MORCELLEMENT)

– les structures schizoïdes, paranoïaques, mélancoliques…….

2 – LES ETATS LIMITES (Borderline) – (ANGOISSE D’ABANDON)

– les structures borderlines, narcissiques, psychopathes…

3 –. LES STRUCTURES NEVROTIQUES

– les structures obsessionnelles (ANGOISSE DE MORT)

– les structures hystériques (ANGOISSE DE CASTRATION)

– les structures phobiques      (Angoisse d’aimer ou d’amour)

3 – SCHEMA SIMPLIFIE des ANGOISSES dans la construction des STRUCTURES de Personnalité

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Structures de nos Personnalités

 

 

 

 

1Cf. Livre de Georges ESCRIBANO Analyse transactionnelle et psychologie clinique – Psicom Editons 1992