article 3/7  LES NON-DÉSIRÉS

Hélios SUBIRATS Psychologue Clinicien

Du réel, à l’imaginaire, de la réalité, « au délire« 

J’ai conscience en publiant ces articles, des niveaux de lecture différents et de leur interprétation qui en seront faits, en fonction du cheminement spirituel de chacun : de l’esprit de discernement, (démarche intellectuelle philosophique), à une force surnaturelle de l’Esprit (démarche spirituelle religieuse ou adogmatique).

Pour un athée, seule la raison guide ses pas. Confiant en la science, il rejette toute pensée magique, toute superstition infantile, n’accordant aucun crédit à quelque croyance religieuse. Le courant existentialiste (Jean Paul SARTRE) pour qui l’absolu n’existe pas, chemine dans cette voie.

C’est une position philosophique qui peut être formulée ainsi : il n’existe rien dans l’Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent un « dieu », ou « Dieu ».

Je viens d’un milieu athée et rationaliste. Je sais que mes écrits vont être mis sur le compte de l’imaginaire, du fantasme, voire du pur « délire » (ce qui m’a été déjà renvoyé par mes proches). Je connais également le regard des psy freudiens, et lacaniens, dont certains considèrent Carl Gustav JUNG, comme un « fou ». Or je suis jungien, formé au symbolisme de l’inconscient collectif, ayant expérimenté la foi naturelle et la religion naturelle, en dehors de tout dogme.

Mon expérience en forêt amazonienne m’a permis de valider toutes mes lectures et mes recherches telles qu’elles ont été définies par la psychologie des profondeurs de Carl Gustav Jung, notamment dans « L’homme à la découverte de son âme », « Les types psychologiques », «L’homme et ses symboles» qui conduisent à se mettre à l’épreuve d’une expérience symbolique, ésotérique, voire mystique.

C’est cela que j’ai expérimenté pendant mon stage (la diète) sous la « bénédiction » de l’Esprit des plantes, que certains considèreront sous l’effet de psychotropes comme un « pétage de plomb ». A chacun sa croyance, je ne détiens aucune vérité. En toute humilité je viens partager mes visions, mes grands rêves, mes retours du refoulé.

Dimanche 13 janvier

Assis en tailleur sur mon matelas dans le tambotito, je me remets dans la même posture que lors de la session de prise de la plante. Et là je réalise que les effets de l’Ayahuasca continuent leur œuvre de plante maîtresse. La plante m’initie.

Elle me prépare à revivre ma naissance dans cette incarnation…Et là, je ne suis pas au bout de mes surprises.

Je savais que j’étais un enfant non-désiré par ma mère, mais le vivre dans les eaux maternelles, en régression, en re-birth, c’est une autre paire de manches.

Dehors sur la chaise, je médite et j’écris, les curanderos m’ont apporté la plante maitresse Bobinzana. L’Ayahuasca me fait revivre pas à pas, l’histoire de ma naissance, mieux, ma vie intra utérine. Me suggère-t-elle d’énergétiser mes racines, avec le doux et solide renfort de Bobinzana, de mettre une énergie de fer (faire) là-dedans, pour consolider l’ADN vitale ?

L’AVORTEMENT 

Mon « choix d’avorter » de Marc

Les non-désirés  (Cf. daniel meurois Le Non Désiré – Rencontre Avec L’enfant Qui N’a Pas Pu Venir)

A 47 ans, j’ai choisi l’avortement pour mon 3ème enfant. Épreuve particulièrement douloureuse que j’avais pu exorciser lors d’une thérapie familiale, où le « retour du refoulé » m’a fait éclater en sanglots. J’ai eu besoin de nommer cet enfant, un garçon que j’ai prénommé Marc.

Au cœur de la forêt, il est important que j’explique à Marc avec mes mots (maux) à moi, le pourquoi de cette décision ! Je me dis que lors de la thérapie familiale il a du bien ressentir Ma souffrance ! Dans mes représentations il est un beau jeune homme de 25 ans, svelte, élancé, souple. Je lui envoie mes énergies d’amour.

J’ai dans la bouche de la salivation sur un fond d’amertume. Ma mère qui « dans son ventre » essaie de me tuer !

Vais-je prier avec Marc ? Laisser décanter ce qui sort ?

Pour éviter les piqûres des fourmis, je me réfugie dans le hamac protégé par la moustiquaire. Dans cet Hyper fort Chabrol anti moustique, et assis au milieu de la toile, je suis protégé par la moustiquaire, du luxe ! Certains font de la chaise longue au Club Med. Moi, c’est dans un hamac en forêt amazonienne !

En TELEPATHIE avec MON FILS

Je « m’adresse à Marc en pensée »

pour lui parler du rituel d’avortement prévu par le Centre après le stage, pour ceux qui en font la demande. Ma casquette en haut du hamac glisse et vient se coller contre ma cuisse gauche et j’ai les jambes qui pendent à l’extérieur.

Pas de doute, dans ce glissement de la casquette, une synchronicité, j’ai bien senti l’énergie de mon fils à ma gauche, m’enveloppant, comme un parent nourricier et bienveillant.

C’était bien Marc à mes côtés avec son NRJ (comme sur les ondes radio).

En télépathie

J’entends clairement en « télépathie », ce qu’il « me dit » ; que c’est grâce à tout le sport que j’ai pratiqué et le travail sur mon corps physique, qu’il est mince et svelte à son tour.

Il me dit, qu’il profite dans l’autre monde de mon énergie physique, c’est dire que nous sommes tout près !

Il me dit également qu’il m’initie, qu’il me soutient dans ma quête de médiumnité, waouh !

Quelle agréable sensation.

Je me laisse bercer par lui.

DIALOGUE AVEC L’ANGE

Voici en substance la séquence de l’échange avec mon fils Marc, « un ange ».

Marc : « Je savais que dans ce contexte familial je ne pouvais pas rester là ! Je ne faisais que passer pour capter entre autres ta volonté physique, ta force perfectionniste. Tu allais reprendre des études en psychologie (1992) et cela me plaisait, en tant qu’expérience à partager avec toi.

(Moije me sens ému, touché, sans savoir quoi en faire, ni penser).

Marc : « Laisse-toi porter, c’est ce que te disait ta psy jungienne ».

Moi : « Tu me fais penser à ton frère, à sa générosité de cœur ! D’ailleurs mon choix d’avorter a dépendu beaucoup de lui, par rapport à ce que je lui avais expliqué, qu’à 42 ans je me trouvais vieux… »

Marc : « à plus forte raison à 47 ans ! Mais tu lui as transmis comme à moi, le travail sur le corps, ta volonté, ton goût de l’effort. Et c’est ce dont mon Âme avait besoin de se nourrir, à travers cette rapide immersion. J’aide mon frère à avancer et à progresser.

La source première de ta nausée vient des bercements ambivalents de ta mère quand tu étais dans ses eaux maternelles. Tu n’étais pas sûr qu’elle te garde, et cela te mettait mal à l’aise, cela te donnait d’entrée du vague à l’Âme et c’est Elle qui avait du mal à s’enraciner !!!

Moi : « Comment peux-tu m’aider à m’enraciner ?»

Marc : « Laisse-toi bercer et laisse agir les plantes ! Tu vas y arriver, laisse-toi advenir, laisse-toi porter ».

Moi : « Ça me fait drôle de me laisser guider par toi. Les rôles sont bien inversés, cela me fait sourire, et ça me plaît ! Je m’en réfère à mon coach spirituel. »

Marc : « Cela fait bien longtemps que je suis derrière toi, avec toi, en toi. Nous avons des objectifs communs pour remonter à la Source. Donc laisse-toi bercer pour l’heure, si tu veux que je t’aide pour l’heure, à t’enraciner.

Cette amertume que tu ressens dans cette nausée qui t’envahit, tu peux la laisser descendre au plus profond dans la terre, Elle va se transformer en « engrais »

Moi : « Pourquoi ma mère a-t-elle choisi mon Père (sous-entendu pour fonder une famille) ? Et pourquoi moi, j’ai choisi Ta Mère ? »

Marc : « Ta mère (à toi) et toi (même)aviez à travailler à peu près des choses semblables : les blessures de REJET et d’ABANDON pour tenter d’appréhender l’Union charnelle ou Œdipienne, avant de faire une vraie union avec Dieu.

Ce sont des étapes incontournables dans le plan de nos Âmes…

Voici retranscrit mot à mot à l’identique, comme sous une dictée, le message reçu….

  • L’amertume est plus dans la blessure de REJET (RE-J’AI /Être/Faire/Avoir… (sous-entendu dans le langage des oiseaux à être amené à re-être, à re-faire, à re-avoir) et J’AI signifie posséder) et REJ’AI est une confirmation à s’ancrer dans le Rejet au sens de jeter et de se faire jeter ! (et sous-entendu, traverser l’épreuve).
  • Cela devient une confrontation au Divin. Mais je ne le sais pas, ou je ne le ressens pas ! Pour remonter à la Source qui est en Moi ou dans mon Soi, il est important de bien différencier le Moi (le corps) du Soi (le divin en soi) qui est dans la spiritualité, le Soi étant nourri d’une énergie de matière.
  • C’est ce que je suis venu chercher chez toi, J’en avais besoin dans mon corps… subtil, et maintenant je peux te renvoyer l’ascenseur avec Colette, ton âme sœur, auxquelles s’ajoutent les énergies de tes sœurs, mes tantes spirituelles Marina et Camélia, pour que tu chemines autrement dans la matière ».

Fin du dialogue avec l’énergie de mon fils Marc

Laissant tout un chacun dans sa Libre-Pensée et/ou dans son Libre-Arbitre

Dimanche 13 janvier 17h

J’ai pris Mucura la plante qui sert de protection pour faire sortir le mal. Le curandero a oublié la corde pour étendre le linge.

Ce soir banane.

J’ai remonté le hamac après la petite sieste. Je me suis assoupi mais je ne dors pas.

J’ai entendu siffler pendant longtemps : les forestiers ? Le « souffle » du sifflet dure de huit à neuf secondes. J’espère que ce n’est pas Colette qui siffle pour demander de l’aide.

Le vent souffle fort !?

Mucura

CE QUI ME FAIT MAL

J’ai envie d’aider la plante Mucura. De collaborer avec elle. Je vais lister ce qui me fait mal.

La liste est particulièrement longue, elle balise mon scénario de vie, la construction et la structuration de ma personnalité :

  • sur les 4 angoisses existentielles de base (morcellement, abandon, mort, amour),
  • et la gestion de mes 12 émotions, peurs/tristesses/colères/joies/
  • soucis/envies/hontes/nostalgies/frustrations/haines/jalousies/culpabilités/,
  • retrouvées dans la chronologie de mon histoire, avant la naissance, le jour de ma naissance, puis dans mon chemin de vie parsemé par les 5 blessures existentielles portées par tout être humain : rejet, abandon, trahison, humiliation, injustice.

Je retiens essentiellement d’avoir été …

  • Un enfant non-désiré : 1er Rejet congénital !!! en opposition totale et contradictoire, sur Le désiré dans le raconté par mes parents, né un 14 juillet un garçon après la fille : le choix du Roi (dixit mon père)
  • Puis les menaces de ma mère de me placer à l’orphelinat, par rapport à l’opposition de sa nourriture. L’EAU position de sa nourriture ! Je n’avais pas faim, et je mastiquais de grosses boules dans la bouche impossible à avaler, malgré les forcings de mon père manu militari, me hurlant dessus ! Les repas supplices ! Je sens déjà le fond de nausée dans ce maternel qui me tue !!!
  • Ma fille dans le ventre de sa mère qui avait des nausées d’anticipation sur la nourriture. Je cuisinais en dehors de sa présence et elle venait à table que lorsque l’assiette était servie. Dès sa naissance ma fille se jette sur la nourriture. Elle aime tout. Il lui fallait des forces pour affronter la vie dont elle savait le pourquoi (dans son inconscient profond) … sur ses racines ! Elle s’est du coup très attachée à moi, enfant, pour que je l’investisse de père… pour mon plus grand bonheur.
  • Mon bégaiement enfant, après m’être fait secouer par mon père que j’empêchais de dormir par mes vocalises trop matinales, à mon 5ème mois : combien de fois a-t-il évoqué cela, sans faire le lien avec mes difficultés d’élocution, mais pour affirmer sa position éducative. Il m’aura fallu 33 ans pour m’en décomplexer, moi qui exerçais comme formateur…. Que de suradaptations linguistiques et sociales….
  • Les échecs scolaires dans ma névrose de classe, dans un Interdit de Réussir ou de faire mieux que mon milieu social (faire en sorte dès l’âge de 11 ans, de se maintenir dans la moyenne, redoubler le bac, tomber malade avant de passer les épreuves pour être psy à 23 ans…),
  • l’ULCERE en conséquence révélatrice de mes dépressions !! dont je composais avec le qualificatif de malade mental.

Ouf, le listing est fini ! A toi Mucura de faire un maximum avec tout ça. Je te fais confiance pour m’aider à développer la foi avec toi, ta force, tes subtilités, tes protections. Je t’aime.

REVELATIONS AMAZONIENNES

« Merci Marc »,

dans le hamac je me berce, comme tu me l’as conseillé, traversé par la nostalgie de ma maison d’enfance, comme pour vouloir repartir à zéro… depuis ma naissance … Lieu où mon âme m’a toujours ramené là-bas, soir après soir, pour me poser, exorciser, me psychanalyser, me reposer, comprendre, méditer…

Mon âme respire

Mon Âme respire enfin dit-elle ! « Il était temps ! », comme m’a eu dit en son temps Michelle Riffart une médium célèbre rencontrée en conférence grâce à l’association Source de Vie Toulouse en 2007, et qui m’a aidé à ouvrir l’Esprit sur cet invisible avec un autre regard curieux, tolérant, factuel, concret, vérifiable…

Chère Michelle, dont je viens de sentir La Présence en moi, mon éveilleuse, ma Grande et Belle Mamie spirituelle.

Là, j’y suis, je m’enracine, grâce à mes deux plantes Bobinzana et à Mucura. Merci les belles, Je vous aime sincèrement, je fais de mon mieux pour vous mériter dans tous vos efforts déployés à la suite de la grande exploratrice : Ayahuasca.

En reprenant mes notes et le chemin parcouru depuis ce stage, je prends vraiment conscience que de toujours j’ai hyper développé :

  • l’initiative, l’anticipation, la rapidité d’action, la surcompensation, la sur-adaptation pour résoudre d’avance tous les problèmes !
  • D’où un mental d’acier que les plantes vont se charger de dégommer, et que j’ai visualisé dans ces barres de fer en circonvolutions, lors de la session d’Ayahuasca

Je sais aujourd’hui grâce aux plantes et à l’Esprit des Plantes que j’avais étouffé en moi,

  • mon EMOTIVITE, mon EFFICIENCE, et ma SENSIBILITE.

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Dans le prochain article…

Pas facile de traduire cela en mots ! Cette nuit, mon corps physique, s’est senti enveloppé par mon âme souriante, bienveillante, et confiante. J’ai « vu » mon âme le jour de ma conception envelopper de son énergie la villa où je suis né, pour rentrer dans l’utérus de ma mère pendant la copulation, dans le « vouloir » vivre l’expérience de ce couple, et de leur éducation ! Or le couple est en conflit, et ma mère doit se mettre à l’épreuve de sa 3ème maternité (ou la 4ème, puisque juste après la naissance de Marina, elle s’est faite avorter clandestinement, par une « faiseuse » d’anges). Fortes de cette Mémoire, mes racines se sont étalées comme une toile d’araignée pour éviter de se faire éjecter ! Je lutte contre ce rejet congénital !

A suivre dans le 4ème article

Dans le ventre de ma mère à ma naissance (REBIRTH)